Troubles alimentaire
Parents et proches

Rôle et responsabilité

Votre principal rôle dans une telle situation est de favoriser un contexte aidant pour le cheminement de la personne vivant le trouble alimentaire. Par contre, c’est la responsabilité de la personne elle-même d’aller de l’avant et d’accepter l’aide que vous lui suggérez. Elle doit avoir personnellement le goût de faire des démarches pour s’en sortir.

Limites et besoins

N’oubliez pas l’importance de prendre du temps pour vous et de vous réserver des moments de plaisir ! Que ce soit vous personnellement, en tant que famille ou en tant que couple, vous avez des besoins et vous avez le droit de les prendre en considération, de dire non, d’avoir du plaisir et de vous écouter.

Les personnes vivant cette problématique ont souvent tendance à mettre leurs besoins de côté et à prioriser ceux des autres. Donc, en prenant soin de vous et en respectant vos propres besoins, vous pourriez devenir un modèle pour votre enfant, soeur, amie, etc. Vous lui apprendrez graduellement à se responsabiliser, à trouver ses ressources personnelles, à les développer et à avoir confiance en elle-même.

Culpabilité

Quelques pistes de réflexion pouvant vous aider à diminuer les sentiments de culpabilité et d’impuissance parfois présents chez les parents et les proches des personnes vivant un trouble alimentaire :
  • Est-il réaliste de penser que je peux avoir réponse à tout ?
  • Est-il possible et réaliste de toujours être présent lorsque mon enfant, amie, etc. vit des moments difficiles ?
  • Est-ce que le fait de prendre du temps pour moi fait de moi une mauvaise mère, un mauvais père, un mauvais conjoint, etc. ?
  • Est-il possible que je prenne une certaine distance face à la situation sans pour autant laisser tomber ma fille, mon amie, ma soeur, etc. ?

Attitudes à favoriser

  • Nous vous encourageons à adopter une attitude de non jugement face à ce que la personne dit ou fait.
  • Exprimer clairement à l’autre ce que la situation nous fait vivre (Ex. : J’ai l’impression que, je me sens…) et lui donner également la liberté de le faire à son tour. L’utilisation du « je » est le plus approprié que le « tu » qui est plutôt accusateur et qui provoque des réactions de fermeture, de défense, etc.
  • L’anorexie et la boulimie ne sont qu’un aspect de la personne. Au-delà du problème, elle possède toujours ses forces, ses qualités, son potentiel, donc n’hésitez pas à encourager ses réussites personnelles.
  • Même si cela peut-être difficile, nous vous suggérons fortement d’éviter de contrôler ce que la personne mange. Comme son assiette représente son territoire secret, elle ne pourra réagir que farouchement à toutes tentatives de contrôle de la part des autres.